À Dakhla, le développement des activités agricoles et aquacoles s’accompagne naturellement d’un enjeu majeur : la gestion des biodéchets organiques. Ces matières, lorsqu’elles ne sont pas traitées correctement, peuvent générer des nuisances, des risques de pollution et une pression supplémentaire sur un environnement déjà fragile.
C’est dans ce contexte qu’est né 2D-ENERGYLAB, un projet de coopération entre Dakhla et Dreux, avec l’appui de GEDIA Innovation, visant à expérimenter une solution concrète et adaptée au territoire : la micro-méthanisation.


Transformer un déchet en ressource
La micro-méthanisation repose sur un principe simple : valoriser des matières organiques grâce à un processus biologique naturel. En absence d’oxygène, les biodéchets sont dégradés et produisent du biogaz, une énergie renouvelable qui peut être utilisée localement.
Cette approche permet de changer de logique :
au lieu de considérer les biodéchets comme un problème à éliminer, ils deviennent une ressource énergétique.
Ce projet montre qu’on peut innover sans dénaturer le territoire.
Transformer les biodéchets en énergie locale, c’est du concret.
Et c’est une manière simple de protéger durablement l’environnement.
Une solution adaptée aux réalités locales
Contrairement à des installations industrielles lourdes, la micro-méthanisation se distingue par son format plus compact et sa capacité à s’intégrer dans une démarche progressive. Elle permet d’expérimenter, de mesurer, d’ajuster, et de construire un modèle réellement adapté au terrain.
L’objectif du projet n’est pas de promettre une solution “miracle”, mais de tester une réponse pragmatique, en conditions réelles, avec des résultats concrets et vérifiables.

Préserver les ressources et protéger un environnement fragile
Dans un territoire saharien, la préservation des ressources naturelles est un enjeu central. Les sols, l’eau et les écosystèmes peuvent être durablement impactés par des pollutions organiques mal maîtrisées.
En améliorant la gestion des biodéchets, 2D-ENERGYLAB contribue à limiter les impacts environnementaux, à réduire les risques de pollution et à soutenir une démarche de protection durable du Sahara.
